Nichoir ou mangeoire?

À l’approche du temps froid, beaucoup de Québécois et Québécoises s’apprêtent à remplir leurs mangeoires pour observer leurs petits protégés aillés qui résident avec nous pendant la saison froide. Avec nos mangeoires, les graines d’arbres et les petits fruits restés dans nos arbustes, les oiseaux y trouvent leur compte et la nourriture est une ressource relativement abondante, même pendant l’hiver.

Par contre, les oiseaux et autres membres de la faune ont non seulement besoin de nourriture, mais aussi d’abris et de refuges contre les prédateurs et les éléments naturels. L’étalement urbain réduit de façon significative la disponibilité et l’abondance des milieux naturels pouvant fournir refuges à la faune, ce qui nuit à notre biodiversité en général.

Une solution existe et peut contribuer grandement à la survie de nos espèces en milieux urbains et semi-urbains : les nichoirs et les abris fauniques. Ils ont comme rôle de remplacer les cavités naturelles perdues lors du développement urbain, qui élimine trop souvent de notre paysage les structures naturelles qui comportent des cavités favorables à la faune, comme les troncs d’arbres matures, les chicots (arbres morts encore debout), le bois mort au sol, les amas de pierres, les tas de branches, les arbres tombés et les trous de racines.

Alors, si nous voulons contribuer au maintien de la biodiversité des oiseaux et de la faune, les nichoirs et les abris fauniques représentent une façon supplémentaire d’aider les animaux et d’assurer le maintien d’un équilibre entre milieux naturels et urbains. La faune à besoin de notre aide!!!!

Conseils :

Les mangeoires doivent être placées à environ 1 mètre; ceci évitera les collisions fatales.

Ne jamais donner de pain aux oiseaux; le pain gonfle et leur donne l’impression d’être à satiété.

Offrez aux oiseaux des mangeoires , mais aussi des nichoirs,

Maxime Brochu

Membre du CCE de Ste-Marguerite du Lac-masson